15.09.2006

Versailles, Chantier

Cinquième rencontre de : 

 « Citoyen, Société, Démocratie »

 Interdiction de travail du dimanche : absurdité économique ou choix d’un modèle de société ?

Pierre Le GUERINEL, Elu à Montigny le Bretonneux, Conseiller Régional d’Ile de France Michel BANCAL, Aurélien GRESSIER, Dominique JAMOIS, Thierry VOITELLIER, Elus à Versailles Alexandra ROSETTI et Lionel VILLERS, Elus à Voisins le Bretonneux Véronique MICHAUT et Allain GARCIA, Elus à Vélizy-Villacoublay Annick FUZIER, Roland de HEAULME, Jean-Michel ISSAKIDIS, Michel RIGOLET, Elus à Viroflay Edmond KAMENI, Président de « Citoyen, Société, Démocratie » vous invitent à une rencontre-débat : (entrée libre et gratuite)

Avec

 

Joseph THOUVENEL 

Secrétaire Général Adjoint de la CFTC

chargé des questions économiques et internationales

 

Membre du Comité Exécutif de la Confédération Européenne des Syndicats

 

Membre de la Commission des Sanctions de l'Autorité des Marchés financiers

Vendredi 22 septembre 2006

à 20h15

à la

Salle Montgolfier

 

(Mairie de Versailles)

 

 

20h15 : Accueil
20h30 : Rencontre-débat
22h00 : Verre de l'amitié

 

Contact : Edmond KAMENI – Tél. : 06.74.01.18.25 – email : csdudf78@yahoo.fr

 

 

07.08.2006

Un peu d'histoire

medium_csfv2.jpgAprès une longue marche, la fédération CSFV et le Syndicat des Salariés du Groupe André, gagnent un Procès contre le travail illégal du dimanche

Depuis sa création, et avec la fédération CSFV, le syndicat CFTC du Groupe André milite contre le travail du dimanche, et en particulier contre les ouvertures systématiques. Tracts, défilé en homme sandwich (2000), enquêtes minutieuses, collecte de preuves (tickets de caisse, etc.), rien n’a été négligé pour combattre ce travail illégal !

Et maintenant arrivent les résultats :

Madame Catherine TAILLANDIER, Vice-Présidente du TGI de Paris, a rendu son jugement (en avril) la compagnie européenne  de la chaussure est condamnée sous astreinte de 30000 francs par infraction constatée.

Les représentants des syndicats patronaux des détaillants en chaussures nous ont rejoints dans ce combat, afin de lutter contre cette concurrence illégale. Une preuve que lorsque nos organisations agissent, elles déclenchent des réactions similaires.

Il est clair que cette décision du tribunal ne règle pas pour autant les difficultés et conditions de travail globales des salariés de ce Groupe. Mais cela montre aux Entrepreneurs, que les salariés, avec la CFTC, ne sont pas disposés à devenir corvéables à merci et que leur dignité et liberté d’hommes et de femmes doivent être respectées.

Le Groupe André a annoncé son plan social et la fermeture de 110 magasins sur 230 ! Ces fermetures vont concerner 450 salariés avec des mesures diverses de reclassement et de départ en pré-retraite pour les plus de 51 ans. La Fédération CSFV et le Syndicat CFTC du Groupe ne restent donc pas les bras croisés devant leur victoire ! Le travail sur le terrain continue et les amis en place sont sollicités de toutes parts.

 

 Article paru en 2001 dans le journal de l'ud Paris

05.08.2006

Ecrire à Roger

medium_karoutchi.jpgEcrire à Roger Karoutchi pour lui dire tout le bien que l'on pense de son projet (courtoisie de rigueur).Au secrétariat du groupe UMP - Conseil Régional Ile de France : 

Groupe UMP - Conseil Régional d’Ile-de-France
57, Rue de Babylone
75007 Paris
Métro St-François-Xavier (ligne 13)/ Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)

Téléphone : 01 53 85 68 05
Fax : 01 53 85 68 09
Mail : secretariatump@wanadoo.fr ou au Sénat  r.karoutchi@senat.fr

31.07.2006

Le bon sens

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Commerçants et artisans, le bon sens près de chez vous

L'UPA contre l'ouverture généralisée des magasinsle dimanche.

L'union professionnelle artisanale estime  que les règles actuelles "garantissent une concurrence équitable entre les différentes formes de commerce". Pour elle, "considérer que le pouvoir d'achat des français est extensible […] est une flagrante erreur : toute ouverture supplémentaire serait compensée par une baisse de consommation à d'autre périodes de la semaine ou auprès d'autres catégories de commerces". Enfin, l'UPA rappelle que : "à chiffre d'affaire égal, les artisans et les commerçants de proximité emploient trois fois plus de personnel que la grande distribution".

Source La Tribune

Rome est toujours dans Rome

Le travail du Dimanche n'enrichit pas.
(Proverbe italien) [proverbe italien]

29.07.2006

1906

Un siècle de dimanche reposant
A l'occasion des 100 ans de la loi de 1906 instaurant le repos dominical, l'historien Robert Beck revient sur sa genèse et sa remise en cause récurrente.
Par Sonya FAURE
QUOTIDIEN : Samedi 15 juillet 2006 -

Il y a cent ans, le 13 juillet 1906, la loi sur le repos hebdomadaire était promulguée. Elle accorde aux salariés de l'industrie et du commerce un repos de 24 heures après 6 jours de travail. L'article 2 de la loi fixe ce repos hebdomadaire au dimanche. Robert Beck, auteur d' Histoire du dimanche : de 1700 à nos jours (1) et professeur au Centre d'histoire de la ville moderne et contemporaine (Cehvi), à l'université de Tours, revient sur la loi de 1906 et son devenir.



En 1906, instaurer le dimanche comme jour de repos n'est pas nouveau... Qu'apporte de plus la loi ?
A partir de la loi de 1906, le congé du dimanche n'a plus rien de religieux. Une «loi pour la sanctification du dimanche» avait effectivement été promulguée en 1814, mais elle était tombée en désuétude puis définitivement abolie par une loi de 1880. En 1906, on réinvente le dimanche dans une perspective laïque. La loi repose sur deux valeurs nouvelles, inventées au XIXe siècle : le repos et la famille. Dans les entreprises ou les secteurs où le travail du dimanche est la règle, les salariés sont usés et donc plus souvent exemptés de service militaire. Or, à cette époque, les gouvernements ne peuvent prendre le risque d'armées dépeuplées. Le sujet de la fatigue apparaît alors. Comme celui de la dépression, qu'on appelle encore mélancolie, ou de la tuberculose et de l'alcoolisme ouvrier, considérés comme deux fléaux. La préoccupation de la famille, elle, rejoint une vieille inquiétude des élites : comment le peuple vit-il son temps libre ? On attribue alors un rôle capital à la femme, qui doit préparer un bon foyer à son mari... et lui faire perdre l'envie d'aller au troquet. Le mouvement ouvrier lui-même entre dans ce discours : en 1912, des affiches de la CGT pour la «semaine anglaise», dont le samedi après-midi et le dimanche sont fériés, montrent une vie familiale idyllique où des enfants cueillent des fleurs avec leurs parents... Autre point souvent méconnu : ce ne sont pas les ouvriers qui ont porté la loi de 1906. A cette époque, ils avaient déjà bien souvent obtenu le congé hebdomadaire dans les usines ou les ateliers. En fait, c'est le mouvement des employés du commerce, né dans les années 1890 avec les grands magasins, qui s'est mobilisé. L'espérance de vie se limitait à moins de 40 ans chez 45 % des employés et des coiffeurs. Ils organisent des manifestations, soutenues par la CGT et le mouvement ouvrier, et rassemblent par exemple 3 000 personnes à Bordeaux. C'est finalement sous la pression de la rue que le Sénat vote la loi de 1906, première victoire sociale des employés.
Mais la France est à la traîne...
Elle est l'avant-dernier pays européen à introduire le repos hebdomadaire. L'Italie le fera en 1907. En Angleterre, au contraire, le samedi après-midi et le dimanche fériés sont introduits dès le deuxième tiers du XIXe siècle. Ce n'est pas par hasard que «week-end» est un mot anglais... Notons aussi qu'en France les domestiques et les travailleurs agricoles sont exclus de la loi de 1906. Le repos dominical s'imposera en fait définitivement après la Première Guerre mondiale. La journée de 8 heures est introduite en 1919 : en permettant aux ouvriers de faire leurs courses en semaine, elle va consolider le repos dominical. En 1936, avec la semaine de 40 heures, le dimanche va commencer son entrée dans le «week-end»... Même si les 40 heures sont en réalité assez théoriques : dans les années 50, les ouvriers travaillent encore 46 ou 47 heures en moyenne par semaine. On est en plein dans les Trente Glorieuses et les entreprises ont besoin de main-d'oeuvre. Il faudra attendre la fin des années 60 et la crise économique des années 70 pour que le week-end s'impose vraiment.
Jusqu'à la remise en cause du dimanche chômé aujourd'hui ?
Encore une fois, la question se joue plus dans le commerce que dans l'industrie. Un discours néolibéral, qui porte une régression des acquis sociaux, rencontre une attente d'une certaine clientèle, essentiellement parisienne. C'est peut-être dû à la structure familiale (il y a plus de célibataires à Paris), au niveau de vie plus élevé ou à un mode de vie plus consumériste. Peut-être aussi à une sorte de vide. Aller dans un magasin le dimanche marque, d'une certaine manière, la fin de sociabilités personnelles. Mais contrairement à ce qu'on entend ici ou là, on ne peut pas parler de désacralisation du dimanche. La preuve : les activités du samedi ­ ménage, bricolage ­ sont différentes de celles du dimanche : on regarde la télévision, les repas sont plus longs... Et une vieille activité dominicale a demeuré malgré les vicissitudes historiques : la promenade. En 1906, on lui attribuait des bienfaits pour la santé morale et physique de l'ouvrier. Elle avait aussi le mérite d'éviter les dépenses inutiles.
(1) Les Editions de l'Atelier, 1997

28.07.2006

Fleuret moucheté

medium_duel.2.jpgPIERRE LELLOUCHE/JOSEPH THOUVENEL

Les magasins doivent-ils ouvrir le dimanche ?

Alors que le repos dominical fête ses 100 ans, le député UMP Pierre Lellouche vient de déposer une proposition de loi pour y mettre fin. Joseph Thouvenel, le secrétaire générai adjoint de la CFTC, s'y oppose au nom de la vie familiale, spirituelle et associative... Débat sur un choix de société à l'Ernest Bar du Lutetia.

VSD du 26/7/07

Paul Wermus. Vous venez de déposer une proposition de loi sur l'ouverture dominicale.

PIERRE LELLOUCHE. Il y a trois raisons qui m'ont amené à proposer ce texte : l'évolution des modes d'achat et des besoins ; le fait qu'une grande ville touristique comme Paris doit s'adapter à la réalité économique du monde ; la relance de la consommation et la création d'emplois entraînée par l'ouverture dominicale.

JOSEPH THOUVENEL. Les Anglais disent : « Le dimanche, c'est fait pour s'asseoir sur un canapé, pas pour aller l'acheter. »

P. L. Que les syndicalistes aillent trouver leur modèle en Grande-Bretagne me fait bien rire. Vous menez une bataille d'arrière-garde. Si une famille décide de faire son shopping ce jour-là, rien ne doit s y opposer.

J. T. Selon une étude du ministère des Finances et de la Banque de France, les grandes surfaces cannibalisent le petit commerce et créent moins d'emplois.

P. L. Faux. Une zone commerciale comme le boulevard Haussmann à Paris est la première d'Europe et attire plein de gens. Tout le monde en profite... Quand je vais à New York ou à Tokyo, je vois tout le monde travailler le dimanche. Ça produit de la richesse et favorise la consommation.

J. T. Et demain, quand les commerces des centres-villes seront fermés, faudra-il payer un impôt supplémentaire pour amener les personnes âgées dans les grandes surfaces ? Même Renaud Dutreil, membre du gouvernement que vous soutenez, pense que cela ferait disparaître des centaines de milliers d'emplois.

P. L. Que Dutreil descende de chez lui le dimanche matin, qu'il oublie sa voiture aux vitres fumées et ses gardes du corps.

J. T. La loi pose le principe du repos dominical et des exceptions, comme les marchés traditionnels ou les petits commerces du dimanche matin (fleuristes, bouchers ... ). Il y a dans la loi cinq dimanches par an qui sont ouvrables au choix des grandes surfaces.

P. L. Tout d'abord, je ne suis pas l'avocat des grandes surfaces. Enfin, la loi actuelle, avec ses multiples dérogations, est un maquis où l'arbitraire l'emporte souvent. Ainsi, pourquoi, à Paris, le quartier du Marais (3e et 4e) est-il reconnu comme zone touristique et pas le 7e arrondissement ? Pourquoi telle grande surface est-elle ouverte et telle autre fermée ? À Paris, c'est le préfet qui décide et en province, ce sont les maires.

P. W. Mais il y a bien une loi...

P. L. Le principe du repos dominical, ancré dans la religion, date de 1906. La loi dit qu'après six jours de travail, les exigences de santé et de sécurité obligent à une journée de repos. La loi française parle du dimanche, mais pas la loi européenne.

J. T. Ce que je défends, c'est une civilisation qui impose un équilibre dans la société, privilégiant l'individu, le bien commun, la famille et le repos hebdomadaire.

P. W. Que disent les sondages ?

P. L Trois Français sur quatre sont favorables à l'ouverture dominicale.

J. T. Mais 75 % des Français ne veulent pas travailler ce jour-là, c'est une légère contradiction...

P. L. Mon objectif, c'est que les 25 % qui souhaitent travailler le dimanche puissent le faire.

J. T. Je ne veux pas que Paris soit à l'image de Londres ou Tokyo. Soyons fiers de notre art de vivre.

P. W. Fait-on réellement de bonnes affaires, le dimanche ?

P. L. Les commerçants des galeries marchandes d'Usines Center, par exemple, réalisent 35 % de leur chiffre d'affaires le dimanche... Et quand Vuitton va licencier soixante-dix personnes, irez-vous les défendre?

J. T. La justice nous a donné raison, ordonnant la fermeture de soixante-quatre Usines Center. La Fédération de l'habillement vient de remporter deux victoires... Ces magasins ont tué tous les petits commerces de leur zone.

P. L. Le droit actuel ne correspond plus aux besoins de la société. Le rôle du législateur est de faire évoluer la loi. Il faut un peu de liberté et beaucoup de bon sens !

J. T. Je préfère la liberté de passer un dimanche en famille ou entre amis et beaucoup de bonheur !

Pierre Lellouche • 55 ans • Etudes de droit • député UMP de Paris. • A publié "La République immobile". • Père de trois enfants. • Loisir : la plongée et l'archéologie sous-marines.
 

Joseph Thouvenel • 48 ans. • Licence de droit. • Manœuvre, agent de nettoyage, gardien de nuit, militaire, cadre sur les marchés financiers... • Milite à la CFTC depuis 1980. «Marié, deux enfants. • Loisir : la course.

 

21.07.2006

Une bannière, un site

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16.07.2006

A lire

Au sommaire du "Pélerin" du 13 juillet 2006 un article sur le tavail du Dimanche 

15.07.2006

Dimanche : de Constantin à Casto

medium_images.2.jpeg"Le dimanche, base du temps social"

Pour Robert Beck, l'historien maître de conférences à l'université de Tours, le retour du travail le dimanche renvoie au modèle du XIXe siècle

<>ENTRETIEN. Robert Beck, historien (1)

La Croix : Le dimanche a-t-il toujours été un jour de repos dans l’histoire ?

Robert Beck :C’est l’empereur Constantin qui introduit, dès 321, le repos du dimanche dans les villes de l’empire romain. Cette journée revêt alors une fonction religieuse. Au cours du Moyen Âge, plusieurs conciles généralisent cette pratique et, en 1700, la quasi totalité des Français se rend à l’église le dimanche, parcourant parfois plusieurs kilomètres à pied : il s’agissait à l’époque d’une grand-messe également accompagnée d’offices… Au milieu du XVIIIe siècle, le jour du Seigneur devient aussi jour de fête, un temps de la danse et des débordements, un mélange de rites religieux et profanes. Supprimé par la Révolution après 1792 pour combattre la religion chrétienne et satisfaire un discours des Lumières – dont les élites considéraient le temps libre populaire comme un temps gaspillé dans les cabarets –, le repos dominical est réintroduit par Napoléon, pour les fonctionnaires. Mais les employés du commerce et les artisans travaillent, ainsi que certains ouvriers.

– Certaines professions observent aussi l’usage de la «saint-lundi» ?

– Il s’agit d’une « institution » des compagnons du Devoir, entre le Moyen Âge et 1880, que l’on trouve aussi chez nos voisins européens. Les compagnons ne travaillaient ni le dimanche ni le lundi : ils pouvaient se le permettre car leurs salaires étaient relativement élevés et le paiement à la tâche leur permettait de se rattraper. Mais le saint-lundi faisait aussi partie de la coutume chez les cordonniers, pourtant mal payés.

– On observe au XIXe siècle un retour au travail du dimanche…

– À partir de 1830 en effet, le repos dominical disparaît, pour des motifs de productivité industrielle. De plus, la classe ouvrière est alors considérée comme un danger, que l’on cherche à l’éliminer de l’espace public en lui ôtant la possibilité de se divertir le dimanche. C’est toujours après les révolutions du XIXe siècle que l’on cherche à maîtriser le temps libre populaire, et le repos dominical en souffre ! Parallèlement, la dimension religieuse du dimanche régresse. C’est après la Commune, dans les années 1870, que le repos du dimanche est progressivement rétabli dans l’industrie.

– Que dit la loi du 13 juillet 1906, sur le repos hebdomadaire ?

– Ce texte accorde à tous les salariés de l’industrie et du commerce un repos de 24 heures, fixé au dimanche, après six jours de travail par semaine. Mais les domestiques et les ouvriers agricoles n’en bénéficient pas, et il existe de multiples dérogations. La France, dans le monde occidental, est l’avant dernier pays à adopter une telle législation. Entre-temps, la référence religieuse a disparu des débats et ce texte s’inscrit dans une série de lois sociales, comme la journée de 8 heures instaurée en 1919. Encore en vigueur aujourd’hui, la loi de 1906 constitue la base de notre organisation sociale du temps.

– De plus en plus de salariés travaillent le dimanche, s’agit-il d’un retour en arrière ?

– La question se pose à nouveau depuis la fin des années 1980, avec d’ailleurs les mêmes arguments libéraux qu’au XIXe siècle – primauté à la libre concurrence et aux souhaits du consommateur, dynamisme prétendu de l’activité économique et des créations d’emplois… En outre, la discussion tourne à nouveau autour du commerce et du tertiaire en général. D’une certaine façon on revient à un modèle du XIXe siècle !

– Le dimanche occupe-t-il toujours une place à part pour les Français aujourd’hui ?

– Bien sûr : il est faux de dire que le dimanche a perdu toute caractéristique parce qu’il serait dilué dans le week-end. Les études montrent que les occupations du samedi, essentiellement ménagères, sont très différentes de celles du dimanche, davantage consacrées à la détente et à la famille.

Recueilli par Marie DANCER

(1) Maître de conférences à l’université de Tours, auteur d’une Histoire du Dimanche de 1700 à nos jours Editions de l'Atelier  Source:La Croix</>

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