29.08.2006

L'enfer à Barbès

medium_barbes_2.jpg« Ils font les Champs-Elysées ici ou quoi ! », s'exclame une jeune femme, qui peine à tirer son caddie sur les trottoirs défoncés du boulevard Barbès (18e). Tout l'été, la plantation d'arbres, la création de pistes cyclables et l'aménagement de couloirs de bus se sont succédé, à grands renforts de marteaux-piqueurs et de brise-béton. Objectif, mettre les bouchées doubles pour transformer le boulevard en « espace civilisé » d'ici à décembre.

Mais dans un quartier où peu d'habitants partent en vacances, beaucoup racontent avoir subi « l'enfer des travaux », « les embouteillages en plein mois d'août », « le cauchemar pour traverser, ou accéder au métro » en raison de la bousculade le long des grilles de chantier.

Sur le plan économique, certains commerçants estiment avoir perdu « entre 20 et 30 % de chiffre d'affaires » depuis le début des travaux en novembre 2005. « Les gens savent maintenant qu'on ne peut pas circuler ni se garer ici, alors ils vont ailleurs », se plaint Ali, poissonnier.

Les riverains veulent néanmoins croire à la métamorphose du quartier, à l'image du boulevard Magenta voisin. Mais s'il est jugé « agréable et réussi » par certains, d'autres l'estiment « mal pensé » et évoquent notamment les accrochages fréquents entre cyclistes et piétons.

Laure de Charette


©2006 20 minutues

17.08.2006

La ligne verte ?

Monsieur Denis BAUPIN Adjoint au Maire de Paris Chargé des Transports, Circulation, Stationnement, Voirie5 rue Lobau 75004 PARIS

Paris, le 16 août 2006.

Monsieur

medium_seinr.gifLe 21 février 2002, nous obtenions enfin un rendez-vous avec vous pour vous présenter le projet de la CFTC PARIS, visant à créer une véritable ligne de métro fluvial sur la Marne et la Seine, projet pour lequel nous avions sollicité un rendez-vous dès le mois de septembre 2001.

Depuis, malgré votre promesse de nous tenir au courant de l'évolution de ce dossier, c'est le grand silence des services municipaux.

Aussi, aimerions-nous avoir un échange avec vous pour faire le point, globalement sur les problèmes de transports que rencontrent les salariés parisiens et plus particulièrement sur l'aménagement du seul axe de communication non-saturé en région parisienne, la voie fluviale.

Nous ne doutons pas, pour reprendre vos propres termes que "si Paris est la ville où la politique écolo est la plus offensive", cette dynamique peut s'inscrire hors des schémas traditionnels et conventionnels.

 

En l'attente de vous rencontrer, veuillez agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Joseph THOUVENEL

Président