16.08.2006

Volontariat ?

Fin des soldes le 5 août à Paris

Source: France 2
Un surcroit de travail pour les vendeuses
- Les soldes en version chic - DR -

Quand les clients des grands magasins courent les soldes, les vendeuses sont contraintes à un surcroît de travail, aux ouvertures tardives et aux week-ends passés derrière la caisse.

La nuit de la veille des soldes a été longue dans les magasins, qui finissaient leur installation. Il faut étiqueter les produits soldés: pour simplifier cette tâche laborieuse, beaucoup d'enseignes optent pour les pastilles colorées, avec une couleur par taux de promotion.

Parmi les vendeuses, dont une large majorité ne sont pas syndiquées, rares sont celles qui acceptent de témoigner. Le contrat souvent précaire dissuade les doléances. Pourtant les griefs ne manquent pas: pendant cette période d'activité accrue, essentielle pour le chiffre d'affaires du magasin, les salariés sont sollicités pour effectuer des horaires plus importants ou pour travailler le dimanche. En principe, le volontariat est la règle mais les syndicats soulignent que les salariés n'ont, dans les faits, guère la possibilité de refuser.

Les syndicats, qui dénoncent des pressions des directions pour que les salariés acceptent ces horaires atypiques, protestent d'autant plus contre ces pratiques qu'elles ont tendance à se généraliser tout au long de l'année.

Besoin de vous

Ce Blog est avant tout le votre, celui des militants de la CFTC Paris et bien au-delà de ceux,qui, d'une manière, medium_sam.jpgl'autre, sont senbilisés à nos options, nos combats. Nos statistiques de visites ont considérablement augmenté malgré la torpeur estivale du mois d'août. Preuve d'un succès naissant ,nos infos commencent à être reprises sur d'autres sites ou blogs.Nous comptons sur vous pour faire vivre cet outil au service de la CFTC: envoyez à vos carnets d'adresses militants l'URL du blog, laissez ces coordonnés dans les forums auquels vous participez, communiquez-nous vos infos (résultats électoraux par exemple ), postez des commentaires sur nos notes . Par avance merci 

14.08.2006

Victoire des partisans du non

medium_victoire.jpgDuel Pierre LELLOUCHE/Joseph THOUVENEL arbitré par Pierre  WERMUS

(le vote des internautes sur le site de VSD)

Victoire des partisans du repos dominical avec 54,39 % des internautes se prononçant contre l'ouverture des magasins le dimanche.(cf note:Fleuret moucheté)

Commentaire : La vraie question est "pour ou contre la main mise des grandes surfaces le dimanche ?". La CFTC ne s'oppose pas à l'ouverture légale de notre boulanger ou de notre boucher le dimanche matin ou à l'ouverture des marchés traditionnels, bien au contraire. Si demain les grandes surfaces peuvent ouvrir le dimanche, adieu commerces de proximité et marchés du coin de la rue.

12.08.2006

Solidarité Liban, l'Huma en parle

Syndicats unanimes pour un cessez-le-feu

Cinq organisations françaises signent une déclaration commune mais toutes n’appellent pas à manifester ce samedi.

Solidaires des travailleurs, des organisations syndicales et de la population, les syndicats français prennent unanimement position en faveur d’un cessez-le-feu au Liban. Engagés de diverses façons, tous n’appellent pas à manifester samedi dans le cadre de la journée de mobilisation mondiale.

« Pour aboutir à un accord politique, il y a besoin au préalable et sans condition d’un arrêt des bombardements », affirme Anne Lenouial qui, pour la CGT, participe au collectif qui regroupe plusieurs organisations et associations pour la paix. La confédération appelle en tant que telle à « réussir les manifestations de samedi » et à « rassembler toutes les forces pour réunir les conditions d’une paix durable au Proche-Orient ». Ce sont principalement les militants de la CGT, la FSU ou l’Union syndicale Solidaires qui devraient participer au rassemblement ce week-end.

Le besoin d’imposer « une paix juste et durable » est aussi porté par une déclaration intersyndicale, signée le 28 juillet dernier par la CGT, le CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et l’UNSA.

Ensemble, elles y exigent un « cessez-le-feu sans condition », le retrait des troupes israéliennes et l’application des résolutions de l’ONU concernant le Liban, Israël et les territoires palestiniens. Face à une « situation humanitaire critique », elles craignent que le Liban « plonge, de nouveau, dans une grave crise économique et sociale mettant en péril sa fragile démocratie ». « Notre problème, c’est la paix. Les combats doivent cesser le plus rapidement possible. Mais en tant qu’organisation syndicale, nous ne voulons pas rentrer dans des problématiques politiques », explique Joseph Thouvenel pour la CFTC. Pas d’appel à manifester, donc, ce qui n’empêche pas la CFTC d’avoir rempli un bateau, parti hier pour le Liban, de médicaments, lait et denrées de première nécessité.

Paule Masson

Source: L'Humanité 11/08/06

Gruyère

Sécurité aérienne:

Agents de sécurité exploités, sécurité négligée !

Depuis des mois, la CFTC demande que soient revues les conditions de travail et les salaires des agents de sécurité dans les aéroports et ce pour éviter "la mise en danger des salariés et des passagers" (conclusions déposées par la CFTC devant le Tribunal d'Instance de Créteil le 17 janvier 2006 dans une affaire l'opposant à la Brink's Contrôle Sécurité). Pour la CFTC, la sécurité des passagers et des équipages c'est tous les jours et non simplement en cas d'alerte rouge.En temps habituel, la sécurité n'est pas correctement assurée en raison des consignes données par les "donneurs d'ordre". Par exemple de ne fouiller qu'un passager sur trois quand un flux important de voyageurs se présente au contrôle.

La CFTC demande que cesse cette déviation de l'esprit qui consiste à parler d'investissement quand il s'agit de matériel de sécurité et de coût quand il s'agit des femmes et des hommes qui mettent en œuvre les consignes de sécurité. 

                 

11.08.2006

Sous la Plage, les pavés

Monsieur Bertrand DELANOË  Maire de Paris Place de l'Hôtel de Ville 75004 Paris

Paris, le 9 août 2006.

Monsieur le Maire,

Il apparaîtrait que des salariés travaillant dans le cadre de l'opération "Paris plage" seraient employés de façon irrégulière du fait notamment de l'absence de contrat de travail. La municipalité étant le maître d'œuvre de cette prestigieuse et populaire opération, la CFTC PARIS estime nécessaire que vos services rappellent par écrit, à l'ensemble des prestataires intervenants sur Paris plage, l'obligation qu'ils ont d'appliquer le Droit du Travail. En particulier : 

_   en établissant des contrats de travail écrits préalablement à toute embauche

-         et en respectant les temps de repos et le paiement des heures supplémentaires.

Pour l'année prochaine, il nous semble utile d'établir une charte d'engagement socialement responsable, visant à ce que les prestataires de l'opération Paris plage puissent être plus facilement contrôlés et s'engagent à respecter un socle social minimum.

Ce serait l'occasion d'élaborer en concertation avec les organisations syndicales et patronales de la Capitale, la couverture minimale obligatoire que devrait mettre en place toute entreprise souhaitant travailler avec la Ville, notamment en matière de couverture des risques invalidité et décès.

En restant à votre disposition pour approfondir cette proposition, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments les meilleurs. 

                                             Joseph THOUVENEL

                                                  Président

09.08.2006

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était

medium_hara.jpg

Rallumer des feux

medium_travail.jpgDepuis le XVIIIe siècle, s’est développé tout un courant favorable au travail le dimanche. Le caractère chômé du dimanche n’est aujourd’hui garanti que par la loi du 13/07/1906 votée par les mêmes députés qui votèrent la Séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Au XVIIIe siècle, les “Philosophes” développent un argumentaire économique en faveur du travail du dimanche. L’article “Dimanche” de l’Encyclopédie explique que le dimanche doit être travaillé pour l’enrichissement de tous.

1793-1805 : calendrier républicain instituant décadi contre le dimanche.

1802-1814 : dimanche chômé garanti seulement pour les fonctionnaires.

1814 : les Bourbons rétablissent le caractère chômé du dimanche ; une ordonnance et une loi prévoient des sanctions contre ceux qui font travailler le dimanche.

1830-1880 : depuis Louis-Philippe d’Orléans, les sanctions prévues par les lois de 1814 ne sont plus exécutées. Dans les régions les plus industrialisées, la pratique dominicale recule rapidement au point de faire place à une culture contestataire du “Saint-Lundi” préféré au dimanche dans certains milieux ouvriers. Les zones rurales sont moins touchées.

1880 : abolition des lois de 1814. Le dimanche peut être travaillé comme tout autre jour, l’employeur est juge d’accorder ou non un jour de repos hebdomadaire et libre de fixer ce jour.

1880-1906 : fort mouvement de contestation de la loi de 1880. Les efforts des députés catholiques sociaux échouent pour rétablir la loi de 1814. Leur défense du caractère familial du dimanche trouve cependant des échos à gauche. Des arguments hygiénistes et économiques vantent les bienfaits strictement naturels d’un repos hebdomadaire (temps pour refaire ses forces physiques, entretien de la santé par les promenades dominicales…). Quelques assouplissements de la loi de 1880 sont alors obtenus en faveur des femmes et des mineurs. Ce n’est qu’après la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui leur donnait une sorte de caution anticléricale auprès de leurs électeurs que les députés concèdent un jour de repos fixé au dimanche pour tout le pays. L’idée d’accorder un jour de repos hebdomadaire librement fixé par les employeurs ou élus locaux est abandonnée pour simplifier le travail de l’Inspection du travail, le dimanche n’est accepté que parce que c’est le jour le plus communément accordé pour les femmes et mineurs et par les entreprises qui donnent déjà un jour de repos. La déchristianisation est déjà suffisamment avancée pour que le dimanche ne revêtent plus pour certains qu’un caractère de jour pour la fête ou la famille.La loi de 1906 n’est vraiment appliquée qu’après la guerre de 14-18.

Depuis la fin des années 1980, se développe une pression des grandes surfaces (hors commerce de bouche dans un premier temps) puis de tout type de commerce pour obtenir une libéralisation ou suppression de la loi de 1906. Outre la rentabilité économique et l’augmentation des emplois, les arguments invoqués reprennent l’argument familial de 1906 en le détournant : cela répondrait à une demande des consommateurs pour faire leurs courses de loisirs et leurs activités culturelles en famille le dimanche. Un rapport du Conseil économique et social en 1989 a cependant détruit chacun de ces arguments : l’abolition de la loi de 1906 entrainerait la destruction des commerces de proximité, l’affaiblissement financier des fournisseurs, le développement du consumérisme et l’exclusion familiale et sociale des employés du dimanche. D’où un statu-quo législatif prédominant.

Ainsi les fantaisies du député Lellouche et du sénateur Karoutchi viennent, fort mal à propos, raviver des feux éteints depuis longtemps . Comprenne qui pourra.    

08.08.2006

Chemin de croix pour le repos dominical

medium_repos.jpg07-08-2006 Source "La Croix" 

Polémique autour du travail dominical

Deux propositions de loi ont relancé la polémique sur l'ouverture des magasins le dimanche. Salariés et patrons du secteur préparent leurs arguments en vue d'un éventuel débat parlementaire

Il y a des centenaires plus apaisés. Alors que l’on vient tout juste de célébrer les 100 ans de la loi du 13 juillet 1906, qui instaure le dimanche comme jour de repos hebdomadaire, cette disposition du code du travail n’a jamais été autant remise en cause malgré les multiples dérogations qui ont été accordées depuis (lire ci-dessous).

Dernier coup de boutoir : la proposition de loi déposée le 25 juillet par 10 sénateurs UMP autour du sarkozyste Roger Karoutchi, élu UMP des Hauts-de-Seine. Elle consiste à habiliter le maire à autoriser toute l’année les commerces de détail à ouvrir le dimanche, et à porter à dix par an, au lieu de cinq actuellement, le nombre de dimanches ouvrables pour les grandes surfaces.

Trois semaines auparavant, le député UMP de Paris, Pierre Lellouche, avait lui aussi déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi, prônant cette fois la possibilité de déroger au repos dominical pour toutes les « activités de service en relation directe avec le public ».

Arlésienne de l’actualité sociale, l’aménagement du repos dominical est surtout une marotte des amis de Nicolas Sarkozy, qui, en mai 2004, alors qu’il était aux commandes à Bercy, s’était exprimé en faveur de 10 possibilités annuelles d’ouverture dominicale. Les proches de Dominique de Villepin sont, eux, plus réservés. Le ministre du commerce Renaud Dutreil a même estimé le 29 juillet que l’ouverture dominicale détruirait « des centaines de milliers d’emplois ».
56% des personnes interrogées favorables à plus de souplesse L’idée semble cependant faire son chemin puisque, selon un sondage Ifop pour La Croix réalisé fin juin, 56 % des personnes interrogées seraient désormais favorables à un assouplissement de la loi, contre 46 % deux ans plus tôt. Profitant de cette plus grande tolérance dans l’opinion publique, deux entreprises ont décidé de passer à l’offensive.

Ainsi, les magasins Usines Center de Villacoublay (Yvelines), condamnés le 14 juin pour une ouverture dominicale pratiquée depuis des années, ont décidé de rouvrir le dimanche tout en déposant près de 120 demandes de dérogation auprès du préfet. Quant au magasin de luxe Louis-Vuitton, situé sur la très touristique avenue des Champs-Élysées à Paris, il a été lui aussi sommé, le 31 mai dernier, de fermer le dimanche… avant d’être finalement autorisé à ouvrir, en attendant un nouvel examen du dossier.

Dans ce contexte tendu, chaque camp fourbit ses arguments, dans l’attente d’un éventuel débat parlementaire. Côté syndical, sans surprise, l’idée est très combattue, la fédération CGT du commerce dénonçant une « véritable régression sociale » tandis qu’à la CFTC, Joseph Thouvenel rappelle qu’« il s’agit d’un véritable choix de société pour savoir si la vie économique des entreprises doit primer sur la vie personnelle et familiale des salariés ».

"Il n'est pas normal que certains maires refusent les dérogations"

Mais le projet ne fait pas non plus l’unanimité chez les patrons du secteur. Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes de l’habillement (Célio, Zara…), plaide pour « l’égalité juridique » : « La loi autorise les commerçants qui exercent sur Internet ou sur les petits marchés à travailler le dimanche. Pourquoi pas nous ? »

Tout comme Jacques Périllat, président de l’Union du grand commerce de centre-ville (UCV), qui réclame une « clarification des règles juridiques », expliquant par exemple qu’« il n’est pas normal que certains maires, comme ceux de Nantes et Rennes, refusent systématiquement d’accorder les cinq dérogations annuelles alors que d’autres le font sans problème ».

À l’inverse, à la Fédération nationale de l’habillement (FNH), qui représente 55.000 petites boutiques, Charles Melcer dénonce un « non-sens économique » : « Tant que le pouvoir d’achat n’augmentera pas, le client qui va dépenser son argent le dimanche dans des grands magasins qui auront les moyens de payer des heures supplémentaires dépensera moins en semaine dans les petits magasins. Or on sait que les emplois des petits commerces sont pérennes tandis que ce sont souvent des salariés précaires qui travaillent le dimanche. »

Nathalie BIRCHEM

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Le repos dominical et ses dérogations       D’après l’article L. 221-5, le « repos hebdomadaire doit être donné le dimanche » aux salariés mais il ne concerne pas les commerçants qui exploitent seuls leur fonds de commerce. Cependant, deux types de dérogations existent :

- des dérogations de plein droit pour les commerces alimentaires «qui peuvent employer des salariés le dimanche matin jusqu’à midi» et les entreprises qui ne peuvent s’interrompre pour raisons techniques ou qui sont nécessaires à une «vie économique et sociale»
- des dérogations sur autorisation pour les entreprises où le repos dominical «serait préjudiciable au public» ou «compromettrait gravement» leur fonctionnement ; des dérogations permanentes pour les «zones touristiques ou thermales» ; des dérogations "cinq dimanches par an" pour les commerces de détail