27.06.2006

Proposition indécente?

Proposition de Loi du Député Pierre LELLOUCHE pour l'ouverture du dimanche ! La CFTC PARIS ne doute pas que l'Article 1 de la proposition de Loi du Député de Paris, Pierre LELLOUCHE, sera rédigé comme suit :

Article 1 : Le Parlement sera ouvert tous les dimanches afin de permettre à la  représentation nationale de travailler à l'avenir du pays.

Motivation : Il est d'évidence qu'il est plus important que le dimanche soit consacré au développement de la Nation et au bien-être des français plutôt qu'à la vente de chaussettes en périphérie des villes.

Pour la CFTC PARIS, s'il est légitime pour le bien-être et l'équilibre de tous, que le travail du législateur soit mis entre parenthèse le week‑end, il est tout aussi légitime pour le bien-être et l'équilibre du monde du travail que la vie économique soit mise entre parenthèse le dimanche.La CFTC PARIS ne doute pas que sur ce dossier, le bon sens l'emportera face aux idéologues

26.06.2006

Portrait Joseph Thouvenel Nouvel Obs

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Ce catholique «moyennement pratiquant» vient de remporter sa seconde grande victoire syndicale. Le 30 mai, il avait obtenu la fermeture dominicale du magasin Vuitton sur les Champs-Elysées. La semaine passée, la cour d'appel de Versailles a condamné l'ouverture, le dimanche, des 64 commerces d'Usines Center de Villacoublay dans les Yvelines. Voilà plus d'un an que Joseph Thouvenel, 48 ans, secrétaire général adjoint de la CFTC-Commerce, mène ses combats, avec l'appui des fédérations patro-nales de la chaussure et de l'habillement. Une question de principe : «C'est un choix de société : l'homme n'est pas qu'un consommateur. Le dimanche, la vie économique doit être mise entre parenthèses, affirme ce fils de l'un des premiers médecins du travail français. L'ouverturede ce type de magasins le dimanche est totalement illégale.» Vrai. La loi, compliquée, prévoit des dérogations pour cinq dimanches par an à l'initiative des maires, et des dérogations temporaires et individuelles dans les zones touristiques pour les commerces de produits culturels, à la demande des préfets Cet adhérent de la centrale chrétienne depuis 1981 - le jour où, agent de change, il a été élu, on lui a enlevé bureau et téléphone - fait-il une croix sur les 600 emplois qui, selon le patronat, devraient être supprimés ? «Pas du tout. Ces entreprises sont des délinquants économiques. Elles doivent financer la reconversion de leurs salariés. A cause d'elles, les petits commerces ont fermé boutique dans les centres-villes.» Ne serait-il pas un tantinet idéaliste ? «Non. Ilfaut que les politiques prennent ce problème à bras-le-corps.»
Pourquoi Joseph Thouvenel a-t-il pris, un jour, une carte syndicale ? «Avant d'être agent de change, j'ai été grouillot à la Bourse, manoeuvre chez un horticulteur, gardien de nuit, homme de ménage. Dans l'une de ces entreprises, j'ai eu affaire à un chef des services généraux très compétent. Sa vie, c'était le travail. Un jour, il a reçu sa lettre de licenciement pour raison économique. Personne ne lui en avait parlé. Il est décédé très peu de temps après.» Pourquoi a-t-il choisi la CFTC ? «C'est une organisation apolitique, avec une dimension spirituelle.»
Le dimanche, Thouvenel, devenu permanent syndical, conseiller de l'Autorité des Marchés financiers, ne va pas à la messe, sauf obligation. Il s'occupe de ses deux enfants, fait du sport, bouquine, et, avec des copains, s'occupe des sans-abri. «Je manque de temps pour ma vie personnelle», dit-il en souriant.

25.06.2006

Surprise, surprise ?

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Selon une étude, seuls 10% de ces contrats sont des créations d'emploi. Villepin minimise ces chiffres.

L e Contrat nouvelles embauches (CNE) n'aurait pas les vertus vantées par le gouvernement. Selon une étude sur les effets du CNE réalisée par le ministère de l'Emploi et publiée mercredi 14 juin dans Les Echos, seuls 10% des CNE correspondent à des créations d'emplois et 30% de ces nouveaux contrats ont été rompus dans les six mois.
Alors que le Premier ministre estimait lundi que les "500.000 CNE signés au cours des derniers mois (...) (étaient) des emplois qui n'auraient pas été créés sans ce nouveau dispositif" et que "90% des CNE signés sont toujours en activité", cette étude de la Direction des statistiques du ministère de l'Emploi (Dares) et de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociales (Acoss) vient contredire les affirmations de Dominique de Villepin.

30% rompus dans les six mois

L'étude établit que 30% des CNE ont été rompus dans les six mois suivant l'embauche, une proportion "nettement supérieure" à la proportion de CDI rompus sur cette période. Ainsi, la Dares et l'Acoss ne comptabilisent plus que 340.000 CNE à la fin mars, contre 440.000 signés depuis le mois d'août. Mais les ruptures ne sont pas le fait du seul employeur (38% des cas).


Presque une fois sur deux (45%), c'est le salarié qui quitte son poste. Dans 17% des cas, il s'agit d'une décision commune aux deux parties.
On apprend également que 80% des CNE ont été signés dans les entreprises de moins de 10 salariés.

44.000 créations d'emplois

L'étude note encore que 70% des embauches en CNE auraient eu lieu dans les mêmes délais si ce contrat n'avait pas existé. Un CNE sur cinq a permis d'anticiper un recrutement.
"Dans ce cas, elles seraient réparties entre des CDD et des CDI", rapporte le quotidien économique. Au final, les 10% de CNE restants équivalent à 44.000 créations d'emplois. Ce chiffre est nettement inférieur aux estimations avancées jusqu'ici par le gouvernement.
L'enquête du ministère de l'Emploi et de la banque de la Sécurité sociale (Acoss) a été menée par téléphone auprès de chefs d'entreprise de moins de 20 salariés ayant embauché en CNE (1.000 entretiens), en CDD (1.000 entretiens) ou en CDI (1.000 entretiens) en octobre 2005

Source:" Nouvel Obs"

24.06.2006

La bonne Samaritaine ?

medium_samar.jpgLa direction de la Samaritaine (LVMH) a levé le voile, vendredi 9 juin, sur l'avenir du grand magasin parisien, fermé depuis le 15 juin 2005 pour six ans de travaux : elle a présenté au comité d'entreprise (CE) son projet de réouverture "à l'automne 2011" , en y implantant"un pôle commercial et de services" , qui devrait employer directement 1 400 personnes, selon son communiqué.

 

Ce projet "vise à recréer dans ce site, au cœur de Paris, un pôle d'activités principalement commerciales, mais également de services [alors que] les études démontrent la crise des formats généralistes et insistent sur la nécessité de penser un nouveau concept d'activités commerciales, regroupées sur un même site". Un nouveau concept, poursuit le groupe, qui "développerait principalement une offre large et diversifiée dans un secteur bien identifié de biens de consommations" autour de thèmes comme "le bien-être et la beauté" et "l'équipement de la maison". Le groupe de luxe a également soumis un calendrier au CE, programmant la "réouverture du magasin au public à l'automne 2011". Il affirme que ce projet "se place résolument dans une perspective de développement durable" et "devrait créer près de 1 400 emplois directs".

L'EFFICACITÉ DES RECLASSEMENTS CONTESTÉE

Monique Daniel secrétaire (CFTC) du CE, a précisé que les élus "n'ont pas discuté [du projet, car] ils n'ont pas eu le temps de consulter les documents".

Cette annonce intervient alors que LVMH est confronté à une polémique sur l'efficacité des mesures du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), lancé le 10 mars. Selon la CGT, le "bilan" des reclassements proposés aux 725 salariés du magasin est "extrêmement médiocre" , puisque "seules 17 offres de reclassement en interne et 26 en externe ont été faites depuis le démarrage du PSE", a affirmé le syndicat appelant à "un rassemblement mercredi 14 juin à 14 heures" devant le magasin, situé devant le Pont-Neuf, dans le 1er arrondissement.

Ces chiffres ont été démentis vendredi par LVMH : "410 salariés sur 725 ont une solution identifiée (reclassement interne au sein du groupe, dispositif actif de mobilité externe, accompagnement des salariés porteurs de projets, dispositif de préretraite sur la base du volontariat)", a indiqué le groupe, précisant que "la quasi-totalité des salariés des entreprises extérieures présentes sur le site [du magasin du Pont-Neuf] ont également trouvé une solution, grâce à l'appui du cabinet Sodie mis en place depuis l'été 2005".

Source "Le Monde"

22.06.2006

Le Guy Drux de la CA

 

VUITTON LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL AU PAS DE COURSE

 La CFTC PARIS s'étonne que dans l'affaire du magasin VUITTON des Champs Elysée la cour administrative d'appel de Paris ait déjà fixé son audience de sursis à exécution au lundi 26 juin 2006 alors que la décision de première instance ne lui a pas encore été signifiée.

En dépit des protestations de notre avocat auprès du Président de la Cour Administrative d'appel de Paris sur le fait d'avoir reçu des conclusions de sursis à exécution avant même d'avoir reçu la notification officielle du jugement par le Tribunal Administratif, il a été décidé d'audiencer cette affaire dans les plus brefs délais.

 La CFTC PARIS ne doute pas que dans le cadre de l'égalité républicaine, tous les justiciables bénéficient de la même rapidité de traitement de leurs dossiers.

16.06.2006

Gagné ! ( Et de deux)

Fermeture le dimanche pour certains magasins d'Usines center de Villacoublay
Le 14/06/2006 à 02:36

La 14e chambre de la cour d'appel de Versailles (Yvelines) a ordonné, mercredi, la fermeture de soixante quatre commerces d'Usines Center de Villacoublay le dimanche après l'appel de plusieurs organismes dont la Fédération de l'habillement (FNH).

Dans son arrêt, dont l'AFP a obtenu copie, la cour estime que "c'est à tort" qu'en juillet 2005, le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles avait débouté les petits commerçants ainsi que certaines fédérations de l'habillement qui assignaient certains magasins du centre commercial Usines Center de Villacoublay (Yvelines) pour ouverture illégale le dimanche.

Pour la 14e chambre de la cour d'appel ces ouvertures de magasins, principalement d'habillement et de chaussures, constituent "un trouble manifestement illicite" pour soixante quatre enseignes du centre "de faire travailler leurs salariés le dimanche en violation de l'article L 221-5 du code du travail" et qu'en conséquence elle interdit à ces sociétés "toute opération commerciale" le dimanche "sous astreinte provisoire de 1.000 euros par établissement et par infraction constatée".

En première instance, le TGI de Versailles avait débouté les petits commerçants ainsi que certaines fédérations de l'habillement et de la chaussure considérant "irrecevables" les demandes des petits commerçants puisque non fondées "dès lors que ni le ministère public, ni l'inspection du travail, ni les syndicats de salariés, ni aucun salarié travaillant le dimanche dans des conditions incriminées, n'ont remis en cause une situation acquise depuis l'origine du centre commercial".

Usines Center de Villacoublay qui compte 140 commerçants est, depuis sa création il y 20 ans, ouvert tous les dimanches, mais en toute illégalité, comme c'est d'ailleurs le cas d'un certain nombre de zones commerciales et de magasins en France.

Le dimanche représente 35% du chiffre d'affaires du centre, assurent les exploitants d'Usines Center de Villacoublay, qui craignent, s'ils devaient baisser leurs rideaux de fer le dimanche, une éventuelle "fermeture définitive" du centre, qui représenteraient selon eux "600 personnes au chômage".

La CFTC-commerce, à l'origine de la plainte s'est "félicité" de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles.

"Nous nous félicitons de cette décision qui reconnaît le trouble manifestement illicite de l'ouverture illégale du dimanche: c'est une nouvelle victoire contre ceux qui contournent les lois de la République", a déclaré à l'AFP Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC-commerce.

Il s'est au passage "étonné de la passivité des pouvoirs publics devant la multiplication de ces situations (d'ouvertures dominicales) qui, au final, détruisent plus d'emplois qu'elles n'en créent".



© 2006 AFP

14.06.2006

Fiers de nos couleurs

Le sort d’Usines Center tranché le 14 juin

Le magasin Louis Vuitton des Champs-Elysées n’est pas le seul dans le collimateur de la Fédération nationale de l’habillement. Celle-ci a également porté plainte contre l’ouverture le dimanche du centre commercial Usines Center de Villacoublay, dans les Yvelines. La cour administrative d’appel de Versailles doit dire le 14 juin si ce centre peut rester, oui ou non, ouvert le dimanche. Les 140 boutiques d’Usines Center réalisent près de 40% de leur chiffre d’affaires le dimanche, leur plus grosse journée de la semaine. « Nous sommes tous confrontés au danger permanent d’un retour en arrière tant qu’on n’aura pas fait évoluer la loi, estime Jean Patrick Grumberg, président de l’Association des exploitants Usines Center. Notre affaire est entre les mains d’un juge, qui peut décider d’aller ou non au fond des choses. Dans notre cas, on nous reproche de faire de la concurrence déloyale. Ce n’est pas avéré. » "

Source : www.lefigaro.fr ; 1er juin 2006

 

Il convient de rappeler ce que feint (?) d'ignorer Le Figaro que la CFTC est avec la FNH dans une démarche conjointe, et est donc plaignante dans cette affaire. Même configuration que pour Louis-Vuitton.Allez les bleus! 

09.06.2006

On my radio (news)

Joseph THOUVENEL participera à un débat en direct sur Radio France Internationale le mardi 13 juin 2006 à 20h15.
Thème du débat : Ouverture des magasins le dimanche.

04.06.2006

Et ça continue encore et encore

PARIS, 2 juin 2006 (AFP) - 18h23
Poursuite de la grève dans les crèches parisiennes

La grève des personnels de la petite enfance de la Ville de Paris pour réclamer des effectifs supplémentaires, a été reconduite jusqu'au jeudi 8 juin inclus, à l'appel des syndicats CFTC, CGT, FO et SPAP-FSU de la Ville de Paris, a-t-on appris vendredi de source syndicale. Dans un communiqué à l'issue d'une assemblée générale, les syndicats appellent les parents et les personnels à un rassemblement le 10 juin Place de l'Hôtel de ville. Les syndicats affirment qu'il manque 1.344 postes d'agents, toutes catégories confondues, dans les 395 établissements de la petite enfance à Paris. De son côté, la mairie indique que "le quart des postes crées à la ville depuis 2001 ont bénéficié au secteur de la petite enfance soit plus de 1.000 postes".

 

Décidement , "le sens du dialogue", qui semble prévaloir chez un certains nombre d'adjoint de la mairie de Paris (voir notes Les progressistes- La phrase du jour), porte ses justes fruits (reconduction de la grève). L'autisme social peut-il durer ?