29.08.2006

L'enfer à Barbès

medium_barbes_2.jpg« Ils font les Champs-Elysées ici ou quoi ! », s'exclame une jeune femme, qui peine à tirer son caddie sur les trottoirs défoncés du boulevard Barbès (18e). Tout l'été, la plantation d'arbres, la création de pistes cyclables et l'aménagement de couloirs de bus se sont succédé, à grands renforts de marteaux-piqueurs et de brise-béton. Objectif, mettre les bouchées doubles pour transformer le boulevard en « espace civilisé » d'ici à décembre.

Mais dans un quartier où peu d'habitants partent en vacances, beaucoup racontent avoir subi « l'enfer des travaux », « les embouteillages en plein mois d'août », « le cauchemar pour traverser, ou accéder au métro » en raison de la bousculade le long des grilles de chantier.

Sur le plan économique, certains commerçants estiment avoir perdu « entre 20 et 30 % de chiffre d'affaires » depuis le début des travaux en novembre 2005. « Les gens savent maintenant qu'on ne peut pas circuler ni se garer ici, alors ils vont ailleurs », se plaint Ali, poissonnier.

Les riverains veulent néanmoins croire à la métamorphose du quartier, à l'image du boulevard Magenta voisin. Mais s'il est jugé « agréable et réussi » par certains, d'autres l'estiment « mal pensé » et évoquent notamment les accrochages fréquents entre cyclistes et piétons.

Laure de Charette


©2006 20 minutues

Les deux faces de la même pièce ?

En apparence, c'est une révolution pour la chaîne américaine de supermarchés Wal-Mart. L'un de ses 60 magasins en Chine, celui de Shenyang, a accepté, le 12 août, l'ouverture d'une cellule du Parti communiste chinois (PCC). L'annonce a été faite la semaine dernière par les médias officiels, qui avaient déjà trompeté l'installation, en juillet, d'une cellule syndicale dans un autre centre commercial du groupe. Depuis lors, seize autres Wal-Mart accueillent des membres de la Fédération chinoise des syndicats (FCS). Or, aux Etats-Unis, Wal-Mart fait figure d'archétype de l'entreprise capitaliste antisyndicale. Le leader mondial de la vente de détail est accusé de sous-payer son 1,3 million d'employés américains et de leur offrir une couverture sociale succincte, voire inexistante. Aucun de ses magasins n'accepte d'employés syndiqués et l'entreprise a, au moins une fois, choisi de fermer un centre commercial plutôt que d'y tolérer la présence d'un syndicat. Sa ligne antisociale est si exécrable que le Parti démocrate américain a décidé, ce mois-ci, de cibler Wal-Mart en vue de la présidentielle de 2008.
Comment est-il alors possible qu'en Chine l'entreprise ait accepté, semble-t-il contre ses principes, l'entrée de travailleurs syndiqués et même de cellules du PCC ? Dans ce pays, la liberté syndicale est bannie et de nombreux militants pour l'indépendance syndicale sont emprisonnés. Seules les associations membres de la FCS sont tolérées. Celle-ci est placée sous l'autorité du Parti communiste, au pouvoir. Leur fonction réelle dans l'entreprise ne consiste pas à défendre les intérêts des travailleurs, mais à les contrôler et à empêcher grèves ou mouvements sociaux. Selon un récent sondage, seulement 1,5 % des Chinois pensent que les syndicats officiels défendent les lois du travail...
Le pouvoir chinois s'inquiète de la multiplication des mouvements sociaux (87 000 en 2005, selon les chiffres officiels) et cherche à tuer dans l'oeuf tout risque d'instabilité, en mettant en oeuvre une stratégie dont le nom de code est «société harmonieuse». Les syndicats officiels en sont l'un des outils. En mai, le président chinois et numéro 1 du parti, Hu Jintao, a ainsi enjoint à la FCS de pénétrer davantage les multinationales, et Wal-Mart en particulier, sans doute en raison des risques accrus de mécontentement et pour faire de Wal-Mart un exemple. Seulement 26 % des 150 000 entreprises étrangères ont des cellules syndicales, selon les chiffres officiels, et Pékin souhaite voir ce taux passer à 60 %. Le directeur de Wal-Mart en Asie, Joe Hatfield, à l'issue de pourparlers de haut niveau tenus le 9 août avec la FCS, a immédiatement compris que, paradoxalement, la présence d'agents syndicaux du parti au sein de ses magasins réduirait le risque de revendications sociales.
Promettant d' «aider» à l'établissement de syndicats dans tous ses magasins, il a expliqué, en répétant le slogan officiel, que sa décision est «conforme aux efforts du gouvernement de bâtir une société harmonieuse». Les cellules du PCC au sein de l'entreprise Wal-Mart serviront, elles aussi, essentiellement à mettre un couvercle sur les revendications.
Philippe GRANGEREAU "Libération" 28 août 2006   

23.08.2006

Dîner-Débat

L'UGICA-CFTC organise "Les débats des cadres CFTC". Le prochain thème en sera:" La discrimination Hommes/Femmes dans l'encadrement."medium_ameline.jpgL'invitée en étant Nicole Ameline Ancien Ministre, Déléguée du gouvernement au BIT.

Ce dîner-débat ce tiendra le  mardi 26 septembre 2006 à 19h30 au Cercle Républicain à Paris (inscription 19-23 euros). Renseignements au 01 44 52 49 82    

18.08.2006

La performance n'exclut pas la solidarité

         ESPACE MUTUELLE SANTE _......................

                        Mutuelle Partenaire de la CFTC Paris  

medium_sam.4.jpg
            
Le  18 Août 2006, Michel SAMSONOFF, Président d’ESPACE MUTUELLE SANTE, a remis à Joseph THOUVENEL, Président de la CFTC de Paris, un chèque de 1.000 €, à l’Ordre de Malte, au titre de la Campagne « Solidarité-Liban » 8__________________

  Pour tout renseignement sur EMS  et ses garanties complémentaires « Santé »

Tél : 01.44.63.52.98 – Fax : 01.44.63.06.10

_E-Mail : m.samsonoff@ems-mutuelle.fr

Adresse du siège social : 18 rue de Mogador – 75009 PARIS

Ami si tu tombes

medium_libe.jpgSoixantième anniversaire de la Libération de Paris

 

Militants CFTC : engagement, Résistance et sacrifices

 

Tandis que l'on  commémore, fin août, le 60e anniversaire de la libération de Paris, La Vie à défendre choisit d'honorer la mémoire des militants CFTC engagés dans la Résistance. La CFTC Paris a retrouvé la trace de quelques-uns d'entre eux, morts pour une société de justice, de fraternité et de paix.

 

Georges Bernard, du Syndicat des employés, membre du réseau «Élie». Il photographia, notamment, l'emplacement des bateaux allemands dans le port de Brest pour permettre à  l'aviation  anglaise  de  les bombarder avec précision. Arrêté sur dénonciation  le 15 mai 1941, il sera exécuté le 10 décembre de la même année au mont Valérien, avec onze compagnons du même groupe. Fusillés l'un après l'autre, ils refusèrent qu'on leur bande les yeux et commandèrent eux-mêmes le feu du peloton d'exécution. Georges Bernard entonna, avant de mourir, le chant scout : «Adieu, je pars, sans détourner les yeux». 

Marguerite Martin, adhérente CFTC, arrêtée par la Gestapo. Extrait de son interrogatoire : «Questionnée encore et menacée, je suis obligée d'avouer que je connais d'autres personnes de l'organisation, mais  je ne les donnerai sous aucune contrainte. J'ai travaillé pour la France et je suis prête à mourir  pour  la  France. »  Elle  subit sept fois le supplice de la baignoire...  sans  avoir  parlé. Morte  pour la France,  le  20 août 1944. 

Henri  Clément,  du  bureau confédéral, président de la Fédération  des  syndicats chrétiens d'employés, techniciens et chefs de service. Il est arrêté le 11 juin 1943pour avoir coopéré à des récupérations de parachutages. Il est déporté au camp de  Kersbruck et, le 21 février 1945, il y décède. 

Jean Labouisse,  secrétaire général d'union départementale. Il a le cran de brûler, devant les troupes ennemies effectuant une opération contre le maquis, des documents qui  auraient permis des représailles contre les familles des patriotes. Il est pendu sur le champ. 

Eugène Perot, militant CFTC, ingénieur chef de laboratoire aux usines Hispano Suiza, chargé par Londres des liaisons radio avec l'Angleterre. Il réussit à installer quatre ou cinq postes clandestins. Arrêté en 1942, en pleine liaison radiophonique, il est interné à Fresnes, condamné à mort et exécuté avec quinze compatriotes. «Sa mort héroïque fut celle d'un saint!» dit l'aumônier qui l'avait accompagné au poteau d'exécution et qui tint à l'ensevelir lui-même.

Dans sa dernière lettre, il écrit: «II n'est pas nécessaire que je nomme tous ceux que j'ai connus et aimés. Qu'ils sachent que j'aurai, pour chacun d'eux, une pensée et une prière avant de mourir. » 

Paul Michelet, président du Syndicat des employés. Il est arrêté sur dénonciation pour diffusion de tracts clandestins. Il   meurt  à  Mauthausen.

Étienne Toure, militant CFTC. Ce pacifique de frêle complexion, comme le décrivaient ses  camarades,  s'engage dans la Résistance. Mort à Dachau. 

Francis Chirat, salarié au Crédit  lyonnais. Il  est  fusillé  en août 1944. 

André  Vaganay,  chef  du contentieux au Crédit agricole, rejoint le maquis du Vercors mais se fait arrêter. Il réussit à s'échapper et rejoint le maquis de Saône-et-Loire. 

Jean Carpezat, employé à la SNCF, est grièvement blessé le 3 septembre 1944, au combat, et achevé lâchement sur place. Il devait se marier vingt jours plus tard. Il aurait eu alors 21 ans. 

Louis Tournier, président d'une section syndicale, se sacrifie le 22 août 1944, afin de permettre la fuite de son chef de maquis. Fusillé à 32 ans, sans jugement. 

Michel Pasquier, métallurgiste, combattant de l'Armée secrète. Le 5 septembre 1944, il    est    fusillé.   Il    venait    d'avoir vingt ans.

Elie  Bourliaud  est,  comme l'écrit le quotidien La Nouvelle République, «un syndicaliste chrétien convaincu et qui représentait la Résistance dans ce qu'elle a de plus pur et de plus vrai». Mort à Buchenwald. 

Jean Fournier, âgé de 17 ans, employé, est tué le 1er septembre 1944 en ravitaillant le maquis. 

Charles Preux est tué par la Gestapo lors de son arrestation en 1943. 

André Domon, André Défaut, Pierre Dupont, tous trois fusillés à l'âge de 20 ans, le 2 octobre 1944. 

Marguerite Leilannet est déportée à Ravensbruck.

 

Et tant d'autres, hommes et femmes de tous horizons, de toutes religions, que nous voulons associer aujourd'hui à cet hommage. Nous pensons plus particulièrement aux personnes de confession juive qui ont payé un si lourd tribut à la folie des hommes.

 

Joseph Thouvenel

 

La Vie à défendre — août 2004

17.08.2006

La ligne verte ?

Monsieur Denis BAUPIN Adjoint au Maire de Paris Chargé des Transports, Circulation, Stationnement, Voirie5 rue Lobau 75004 PARIS

Paris, le 16 août 2006.

Monsieur

medium_seinr.gifLe 21 février 2002, nous obtenions enfin un rendez-vous avec vous pour vous présenter le projet de la CFTC PARIS, visant à créer une véritable ligne de métro fluvial sur la Marne et la Seine, projet pour lequel nous avions sollicité un rendez-vous dès le mois de septembre 2001.

Depuis, malgré votre promesse de nous tenir au courant de l'évolution de ce dossier, c'est le grand silence des services municipaux.

Aussi, aimerions-nous avoir un échange avec vous pour faire le point, globalement sur les problèmes de transports que rencontrent les salariés parisiens et plus particulièrement sur l'aménagement du seul axe de communication non-saturé en région parisienne, la voie fluviale.

Nous ne doutons pas, pour reprendre vos propres termes que "si Paris est la ville où la politique écolo est la plus offensive", cette dynamique peut s'inscrire hors des schémas traditionnels et conventionnels.

 

En l'attente de vous rencontrer, veuillez agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Joseph THOUVENEL

Président

16.08.2006

Cybermilitantisme

Participez à un forum sur le travail du Dimanche (allez, concours d'éloquence) n'oubliez de laisser les coordonnés du Blog http://www.leforum-politique.org/phpBB2/viewtopic.php?p=925857#925857

Volontariat ?

Fin des soldes le 5 août à Paris

Source: France 2
Un surcroit de travail pour les vendeuses
- Les soldes en version chic - DR -

Quand les clients des grands magasins courent les soldes, les vendeuses sont contraintes à un surcroît de travail, aux ouvertures tardives et aux week-ends passés derrière la caisse.

La nuit de la veille des soldes a été longue dans les magasins, qui finissaient leur installation. Il faut étiqueter les produits soldés: pour simplifier cette tâche laborieuse, beaucoup d'enseignes optent pour les pastilles colorées, avec une couleur par taux de promotion.

Parmi les vendeuses, dont une large majorité ne sont pas syndiquées, rares sont celles qui acceptent de témoigner. Le contrat souvent précaire dissuade les doléances. Pourtant les griefs ne manquent pas: pendant cette période d'activité accrue, essentielle pour le chiffre d'affaires du magasin, les salariés sont sollicités pour effectuer des horaires plus importants ou pour travailler le dimanche. En principe, le volontariat est la règle mais les syndicats soulignent que les salariés n'ont, dans les faits, guère la possibilité de refuser.

Les syndicats, qui dénoncent des pressions des directions pour que les salariés acceptent ces horaires atypiques, protestent d'autant plus contre ces pratiques qu'elles ont tendance à se généraliser tout au long de l'année.

Besoin de vous

Ce Blog est avant tout le votre, celui des militants de la CFTC Paris et bien au-delà de ceux,qui, d'une manière, medium_sam.jpgl'autre, sont senbilisés à nos options, nos combats. Nos statistiques de visites ont considérablement augmenté malgré la torpeur estivale du mois d'août. Preuve d'un succès naissant ,nos infos commencent à être reprises sur d'autres sites ou blogs.Nous comptons sur vous pour faire vivre cet outil au service de la CFTC: envoyez à vos carnets d'adresses militants l'URL du blog, laissez ces coordonnés dans les forums auquels vous participez, communiquez-nous vos infos (résultats électoraux par exemple ), postez des commentaires sur nos notes . Par avance merci 

15.08.2006

Non !

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