31.05.2006

Quizz Pentecôte (Poker menteur)

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1-   Le lundi de Pentecôte n'est plus un jour férié - Faux

      Le Conseil d'Etat, suite au recours de la CFTC a réaffirmé le caractère férié du lundi de Pentecôte.

2-   Travailler une journée de plus rapporte 2 milliards d'euros pour les personnesagées - Faux

      Une taxe sur les salaires de 0,3 % est prélevée mensuellement par les services de l'Etat.

       Que l'on travaille un jour de plus ou de moins n'a aucune incidence sur les sommes collectées.

3-   C'est un geste de solidarité nationale - Faux

La solidarité est avant tout un acte volontaire.

Si elle est nationale, elle concerne l'ensemble de la nation et n'écarte pas les professions libérales, les agriculteurs, les retraités, les commerçants, les chefs d'entreprises et les parlementaires.

4-   Tous les salaries sont concernes - Faux

Des entreprises comme TF1, AXA Assistance et TOTAL ont décidé de ne pas obliger leurs salariés a travailler gratuitement pendant une journée.

L'Etat interdit aux camionneurs de circuler le lundi de Pentecôte.

L'Etat, patron de la SNCF a converti la journée "dit de solidarité" en 1 minute 52 secondes de travail supplémentaire par jour pour les cheminots.Les salariés bénéficiant de RTT ont fréquemment la possibilité de choisir le jour qui leur convient.

5-   Tous les salaries qui travaillent le lundi de Pentecôte le feront sans remuneration - Faux

Dans une même entreprise, les commerciaux directement intéressés par leur chiffre d'affaire verront leurs revenus augmenter contrairement à leurs collègues.

Les salariés bénéficiant d'un accord précisant que les jours fériés travaillés seront payés double, devront percevoir au moins une journée de salaire normal.

6-   Les salaries ne sont pas discriminés  - Faux

Outre le salaire les personnes ayant à charge des enfants devront ou les laisser livrer a eux mêmes ou trouver une solution pour les garder. (les écoles étant fermées le lundi de Pentecôte).

7-   Obliger les salaries a travailler une journée sans être payé est une idee neuve -Faux

C'était une pratique courante sous la dictature communiste sous le nom de journée du communisme.

 

En France, cela existait au Moyen Age sous le nom de corvée.

 

 

 

30.05.2006

Les progressistes (suite)

La fronde s'étend à Paris. Après les personnels de la petite enfance et les éboueurs, c'est au tour des personnels des piscines municipales de se mettre en grève.La municipalité tente de réduire la portée de ces mouvements. « C'est toujours la même intersyndicale qui appelle à la grève, dans des secteurs à grosse visibilité médiatique. Mais une minorité d'agents y participe », estime François Dagnaud, adjoint au maire chargé des ressources humaines, qui voit les difficultés comme « un contre-coup de la politique gouvernementale ».  Source : 20 Minutes

"... toujours la même intersyndicale...". Si c'est toujours les mêmes alors... !! Que penser de la recevabilité,voire de la maturité d'un tel argument ?A moins que la Mairie parisienne n'effectue un tri entre les syndicats, en fonction de leur combativité ?... Esprits chagrins que nous formons! 

29.05.2006

Les progressistes

Les adjoints de Paris ont,décidemment, bien des problèmes avec leur personnel grèviste. C'est le cas pour Olga Trostianski ( chargée de la petite enfance-Groupe Socialiste), alors que l'intersyndicale (dont la CFTC fait partie) réclame des effectifs, l'adjointe déclare :" une meilleure gestion du personnel et des congés payés permettrait de régler les problèmes". Après la faute aux RTT, les congés payés, faudra-t-il rappeler aux adjoints de Paris qu'ils célébrent les 60 ans du Front Populaire? Les coordonniers étant toujours les plus mals chaussés.    

Le torchon brûle

Ile-de-France. Troisième semaine de grève du personnel de la petite enfance à Paris


Le personnel de la petite enfance de la ville de Paris est entré, le 22 mai, dans sa troisième semaine de grève, reconduisant jusqu'au 29 mai, lors d'une assemblée générale, le mouvement entamé le 9 mai pour protester contre le manque d'effectifs.
Le mouvement qui, selon les syndicats, est suivi chaque jour par plusieurs centaines d'agents sur 6.000 au total, affecte les crèches, les haltes-garderies et les jardins d'enfants de la municipalité ainsi que les jardins d'enfants de l'Office HLM de Paris (Opac). Ces derniers peuvent toutefois fonctionner, les grévistes pouvant selon les cas faire grève entre une heure par jour et la journée entière.
Entre les syndicats qui appellent au mouvement (CFTC, CGT, FO, SUPAP-FSU) et la ville de Paris, le dialogue de sourds continue. D'un côté, les syndicats affirment qu'il manque 1.344 postes d'agents, toutes catégories confondues, pour suppléer les différentes absences légales dans les 395 établissements de la petite enfance à Paris, et permettre leur fonctionnement dans les meilleures conditions.
De l'autre, la mairie souligne que plus de 1.000 postes créés à Paris depuis 2001 ont bénéficié à ce secteur et qu'elle a en outre autorisé un sureffectif de 120 auxiliaires de puériculture et 30 agents de service.
Selon Olga Trostianski, adjointe à la Petite enfance, qui évoque un "absentéisme récurrent", une meilleure gestion du personnel et des congés permettrait de régler les problèmes. Les syndicats doivent organiser un troisième rassemblement du personnel et des parents le 29 mai devant la direction de la Famille et de la Petite enfance. Une réunion avec les parents est également prévue le 30 mai.

Source La Gazette des Communes 

28.05.2006

Pentecôte, c'est pas fini

Les Prud'hommes de Romans-sur-Isère viennent (10/04/06) de condamner la société Trigano à rembourser à l'un de ses salariés la retenue sur salaire qu'elle lui avait infligé pour ne pas être venu travailler le lundi de Pentecôte 2005.

Le salarié contestait cette retenue de 80 euros sur sa fiche de paye, correspondant à une journée de salaire, que son employeur justifiait par son absence le 16 mai 2005. Selon Trigano, l'employé aurait dû venir travailler au titre de la journée de solidarité instaurée par la loi sur le financement de l'aide aux personnes âgées et handicapées dépendantes.

Le tribunal a constaté, pour expliquer sa décision, que la loi ne prévoyait pas le problème des retenues sur salaire, qu'elle ne modifiait pas la liste des jours fériés, que l'entreprise n'avait pas engagé de procédure de sanction pour absence et que la note explicative du ministère de l'Emploi avancée par la société n'avait pas force de loi.

Mais attention, cette décision pourrait être portée devant la Cour d’Appel, ou devant la Cour de Cassation, il faut donc la considérer encore avec prudence.

24.05.2006

La Phrase du jour

Suite à la grève des éboueurs parisiens (dont la CFTC est partie prenante), l'adjoint (Vert) à la propreté, Yves Contassot se laisse aller à des considérations surprenantes. Aux grévistes qui déplorent le manque de 700 postes, il répond: "Mais les raisons d'un éventuel manque d'effectifs sont dues aux RTT .." No comment ? 

Riffifi à la Pentecôte

Travaillé ou chômé, le lundi de Pentecôte s'annonce perturbé

LE MONDE | 22.05.06 | 13h55 

Comme en 2005, de nombreux salariés travailleront le lundi de Pentecôte, qui tombe le 5 juin. Mais, cette année, les établissements scolaires seront fermés aux élèves ce jour-là pour cause de "travail pédagogique". En outre, la deuxième édition de la journée de solidarité, instaurée par le gouvernement Raffarin à la suite de la canicule de l'été 2003 qui fit 15 000 morts, est déjà marquée par un appel à la grève de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).
 
"Estimant qu'un travail sans rémunération correspond au travail "obligatoire" ou "forcé"", la CFTC a lancé son mot d'ordre pour le lundi de Pentecôte mais aussi pour le jeudi de l'Ascension, le 25 mai. Elle a également porté l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Pourtant, à la différence de ce qui s'est passé en 2005, le mécanisme de cette journée de solidarité, créée pour financer "la politique de prise en charge de la dépendance et du handicap", a été assoupli, et le lundi de Pentecôte ne devrait être travaillé que dans un peu plus de la moitié des entreprises. Selon un sondage réalisé par l'Association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel (ANDCP), auprès de ses 4 500 adhérents - 570 réponses depuis le 27 avril -, le lundi de Pentecôte sera travaillé dans 56 % des cas, un résultat obtenu après négociations dans 60 % des entreprises ayant répondu à l'enquête. Dans les 44 % d'entreprises qui ne fonctionneront pas le 5 juin, 87 % des salariés sacrifient une journée de réduction du temps de travail (RTT), un "choix" opéré "à l'initiative de l'employeur", et 13 % se sont vu accorder un jour de congé par leur entreprise.

Dans l'éducation nationale, décision a été prise de laisser le choix dans chaque académie de deux demi-journées de "travail pédagogique", c'est-à-dire sans les élèves. Ce choix risque de pénaliser les familles dont les parents travaillent et qui devront trouver un mode de garde ou poser un jour de congé pour rester avec leurs enfants.

DEUX MILLIARDS D'EUROS

Le ministère de la santé, qui s'occupe de la dépendance des personnes âgées et des personnes handicapées, fait remarquer qu'en permettant le libre choix de cette journée, on en revient à "l'esprit de la loi" du 30 juin 2004, qui prévoyait que le lundi de Pentecôte serait choisi "par défaut". Ainsi précise-t-on au cabinet du ministre délégué à la Sécurité sociale, Philippe Bas, qu'"au ministère de la santé les syndicats ont préféré à l'unanimité supprimer un jour de RTT".

L'employeur est tenu de verser l'équivalent de 7 heures de salaire, par employé et par an, à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Ce dispositif, calculé sur la base d'une cotisation patronale de 0,3 % de la masse salariale, a permis de rassembler 2 milliards d'euros, répartis à raison de 800 millions pour les personnes handicapées et 1,2 milliard pour les personnes âgées.

Une circulaire du 22 novembre 2005 a permis, dans le secteur privé, de "scinder la journée en heures", à condition d'arriver aux 7 heures prévues.

Le gouvernement Villepin veut éviter les désordres du 16 mai 2005 : une Pentecôte avec des grèves d'enseignants, des transports perturbés - la SNCF ayant maintenu le lundi férié avec l'annonce "d'1,52 minute" travaillée en plus par jour -, et une grogne généralisée qui, à deux semaines du référendum du 29 mai sur le traité constitutionnel européen, eut un effet désastreux.

Comme d'autres syndicats l'avaient fait en 2005, la CFTC dénonce aussi le caractère injuste du financement d'une solidarité nationale qui, dit-elle, "ne repose quasi exclusivement que sur les salariés - les professions libérales, les commerçants, les artisans, les parlementaires et les rentiers en étant exonérés".

Rémi Barroux - Article paru dans l'édition du 23.05.06

 

23.05.2006

C'est férié, y faut payer (suite)

La lettre de Jacques Voisin au ministre lettre_larcher.pdf

22.05.2006

I speak Irish

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C'est férié, y faut payer

Lundi de Pentecôte: la CFTC contre-argumente


Mercredi 17 mai, la CFTC a fait parvenir une lettre à Gérard Larcher dans laquelle elle présente un des arguments contre la réquisition du lundi de Pentecôte pour le financement de la dépendance des personnes âgées. Dans cette lettre, elle rappelle  que le Conseil d'Etat a réaffirmé dans son ordonnance de référé du 3 mai 2005 le caractère férié du Lundi de Pentecôte. Et elle constate qu'au terme d¹un certain nombre d'accords d'entreprises ou de conventions collectives, il est prévu une majoration lorsque ce jour est travaillé. Or, un salarié, contraint d'effectuer sa journée dite de solidarité le lundi de pentecôte, se voit privé du salaire d'une journée de travail ainsi que de la majoration y afférant. La CFTC souhaiterait que le ministère précise sa position sur l'affectation de cette majoration salariale aussi bien au titre de 2005 que pour 2006. Pour la CFTC, les salariés bénéficiant conventionnellement d'une majoration pour travail de jour férié auraient dû percevoir cette majoration. Au pire, des entreprises auraient dû verser ces sommes au fonds de solidarité. Ce qui au vu des éléments que possède la CFTC n'a été fait en aucun cas.
Paris le 19 mai
 

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